Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 22:58

 

Une Transat   la Martinique – les Acores

 

Par Patrice:

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Un long bord paisible ( 2400 MN quand même !)

 

Des le vendredi 28 Mai, l’équipage ( Pierre, Patrice et Cody) est réuni dans un petit resto de St Anne près du Marin devant un colombo de poulet et un rhum arrangé ; nous décidons de partir dimanche matin après avoir fait les pleins de nourriture fraiche, le plein des réservoir d’eau ( 300 l) et de gasoil ( 400 l) soit une autonomie d’environ 3 semaines et 600 Mn au moteur si nécessaire.

 

Dimanche matin, beau temps, petit vent force 1 a 2,  T° 30 °, après la sortie du chenal, cap d’abord au Sud pour se dégager de l’ile, puis virement de bord  (tribord amure) et cap au N-E en route directe  au 43 (pourquoi pas !) puisque les alizés de SSE nous poussent, on fait du 6 Nœuds c’est donc parti pour 2400 Mn.

 

Des le mardi, le vent tourne a l’ESE, donc cap au 25 plus au Nord et toujours a 5 N, nous avons parcourus 273 miles, donc tout va bien, le rythme des repas et des quarts est pris en gardant l’heure de la Martinique

 

Le lendemain le vent faiblit, passe au NNE donc moteur pendant 18H, on continue vers le nord en espérant trouver un vent portant qui arrive ce jeudi matin venant de l’ ENE, donc cap toujours NNE.

 

Le samedi 5 juin le vent passe au SE donc on prend un peu plus de cap et on tend vers la route directe, l’Anti cyclone est devant nous, on décide de garder ce cap et éventuellement de le traverser au moteur si pétole !

 

le dimanche ( déjà une semaine !) le vent passe a 25 Nœuds, on réduit un peu la toile et cap sur la route directe (au 56), on a fait 900 miles , position 27° 39N , 54°54W ;

 

ce mardi 8 juin mi parcours,  bonne météo, l’AC nous porte toujours, les lignes de pêche sont dehors mais rien ne mord et de plus un empannage malheureux et une ligne s’accroche au bateau, Cody plonge et remet la situation d’aplomb.

 

La météo nous montre 2 AC juxtaposés dans le WNW des Acores, on va essayer de passer entre les deux et garder un vent de SSE et donc conserver notre route directe.

 

Eole et Neptune, les dieux du vent et de la mer  sont avec nous (ou bien le capitaine a toujours raison !), car la mer reste peu agitée et les vents restent au SE puis au SSE en passant de temps en temps a 25 nœuds, ce qui nous permet de faire jusqu'à 172 Mn en 24h et le dimanche 13 juin, il nous reste moins de 600 Mn à parcourir ! (position 35°24N,39°53W)

 

Visite ce matin d’une tortue  et d’un banc de dauphins, c’est toujours très beau on ne s’en lasse jamais !

 

Ce mardi 15 juin le vent reste SSE à 20 N, encore 169 Mn en 24 H, il nous reste 264 MN ça sent l’écurie ! La pression atmosphérique continue à monter, peut être va-t-on trouver pétole avant d’arriver !

 

Le jeudi matin 6H heure locale ( GMT) terre en vue et toujours du vent jusqu'à l’entrée du port, à 10H nous sommes à quai, heureux d’être arrivés sans aucune difficulté majeure, on s’est malgré tout rué sur les douches car les réserves du bord étaient épuisées depuis quelques jours, puis cap sur  l’endroit le plus mythique d’Horta : chez Peter ! un repas  a base de poisson bien sûr et arrosé d’un vin de pays

 

Bilan :  18 jours de traversée toujours tribord amure, 3 jours de travers au départ, puis 4  jours de prés, 10 jours au largue, 1 jour au moteur et le dernier jour au prés.

 

 

Par Pierre
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 14:27

Nous sommes arrivés à Horta ce matin Jeudi à 8H TU apres 18 jours de mer

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Donc 2400 milles sur "un long bord paisible" , tribord amure entre près serré et

petit largue vent entre 10 et 25 n. On n'a jamais viré de bord....

 

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Seulement 10H de moteur, nous qui avions chargé près de 400l de gasoil,il en

reste...  

 

Les provisions n'ont pas manqué, mais l'eau etait un peu limite car nous avions

des gens propres à bord

 

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La pêche, boff, juste un poisson volant suicidaire

 

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A l'arrivé  à Horta le, Formalités puis douche et dejeuner chez Peter le café legendaire

 

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Nettoyage, puis visite de l'ile, un gros volcan qui se reveille parfois et qui enterre les phares dans la cendre, ils en ont mis un autre depuis...

 

 

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Cody est reparti vers Nice et Patrice vers grenoble

 

 

Il a promis une relation plus complete du voyage, qui sera publiée très bientôt

 

 

 

 

 

Par Pierre
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 10:38

Après deux mois passés dans l'Amazone, le Rallye se termine à AFUA, tout près de l'embouchure.

Dernières fêtes, on promets de s'écrire et de se revoir...


La sortie se fait sous un ciel superbe. Trois jours de navigation et nous nous retrouvons en Guyane

 

AntilleGood 01-02-2010 16-20-14

 

Le pays est très humide et un peu austère. Nous avons la chance de pouvoir visiter le centre spatial.Cette visite fera l'objet d'un article spécial par Jean- Marie, qui depuis toujours s'intéresse aux objets volants identifiés.

Changement d'équipage à Kourou donc, Muriel et Jean-Marie rentrent en métropole, arrivent Nicolas, Olivier, et Karl.

Le temps et les conditions de mouillage ne nous incitent pas a nous attarder en Guyane et après avitaillement nous faisons route le 25 Avril vers les Antilles.


La traversée vers Grenade se passe sans encombre et les 750 miles sont avalés en 4 jours , merci au  courant de Guyane qui nous pousse à 1,5 nœuds .

 


Arrivée au mouillage de Prickly Bay , appelée aussi Anse aux Épines, cette ile ayant changé de main plusieurs fois entre les Français et les Anglais.

AntilleGood 05-02-2010 19-40-10

Repos et visite de l'ile le 1 Mai. Les Grenadins respectent scrupuleusement la fête du travail. Le seul resto ouvert sur la cote est était chinois!!!
Par contre des « parties » dans toute l'ile et nous avons été invités à partager le rhum local qui titre 75 degrés.

 

AntilleGood 06-02-2010 23-53-47

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Départ le 2 mai vers les Grenadines. La navigation change totalement de style:mouillage tous les soirs dans des iles enchanteresses, bars et restos, « sollicitude » des locaux pour vous vendre poissons, fruits, et vous aider dans les manœuvres

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Nous enchainons Carriacou, Union, les Tobago Cays, St Vincent, St Lucie pour terminer en Martinique.


Les Grenadines c'est l'eau transparente et turquoise, nager avec les tortues à Tobago Cays, cuisiner une dorade à Bequai, laisser Karl et Olivier quelques heures sur un ile déserte, mouiller à St Vincent dans le décor de Pirate des Caraïbes

 

AntilleGood 19-05-2014 02-50-27

 

 

AntilleGood 23-05-2014 10-30-26

 

.Mais c'est aussi 40 bateaux au mouillage de Tobago Cays , dont les ¾ sont des cata de plus de 15m, et encore nous sommes en basse saison, c'est aussi les prix « américains » même et surtout dans les marchés locaux.

Bon c'est bien mais il y a un peu un coté Disneyland...

Olivier et Karl vont rentrer en métropole le 7 Mai, et Michelle, l'épouse de Nicolas nous rejoint pour une courte virée aux Grenadines.

Laurence nous rejoindra le 15 Mai au moment ou Nicolas et Michelle nous quittent

C'est repos et préparation du bateau pour la traversée retour avec Patrice qui arrive le 26/05

Par Pierre
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 21:28

 

L'Amazone

 

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Nous sommes donc remontés de Belem à Santarem sur près de 900 milles nautiques (1600 Km):

 

L'Amazone : Son débit moyen de 209 000 m³/s est plus élevé que celui de tous les autres fleuves de la planète : le volume d'eau transporté est équivalent à celui des six fleuves qui le suivent dans la hiérarchie.
Avec une longueur d'environ 6 500 km, c'est le plus long fleuve de Terre avec le Nil2.
L'Amazone draine une surface de 6 950 000 km² soit 40 % de l'Amérique du Sud et l'équivalent d'une fois et demi la surface de l'Union européenne  de km²).Le fleuve prend sa source dans les Andes, après avoir traversé le Pérou et le Brésil, il se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'équateur.
Son réseau hydrographique compte plus de 1000 cours d'eau. L'Amazone est à lui seul à l'origine de 18% du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde.
La forêt amazonienne débute à l’est des Andes. Elle est d’une grande importance écologique, étant capable d’absorber de gigantesques quantités de dioxyde de carbone. La conservation de la forêt amazonienne est un des plus grands problèmes écologiques de ces dernières années.
La forêt tropicale est issue du climat extrêmement humide du bassin amazonien. L’Amazone, et ses milliers d’affluents, s’écoulent lentement à travers le paysage, la pente est tellement faible que c’est en réalité la poussée de l’eau en amont qui pousse le flux vers la mer. La ville de Manaus à 1 000 km de l’Atlantique est située seulement à 44 m au-dessus du niveau de la mer.
La biodiversité de la forêt amazonienne est extraordinaire : la région abrite au moins 2,5 millions d’espèces d’insectes, dizaines de milliers de plantes, et quelques 2 000 espèces d'oiseaux et de mammifères. Un cinquième de toutes les espèces d’oiseaux peuvent être trouvées dans la forêt amazonienne.
La diversité de la flore dans le bassin amazonien est la plus forte du monde. Certains experts estiment qu’un kilomètre carré peut contenir jusqu’à 90 000 tonnes de matière végétale vivante

 

 

 

La navigation s'est effectuée au moteur et en convoi ; le convoi est ouvert par le « Sao Joao de Boa Vista » , un magnifique bateau typique de l'Amazone.

 

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Sur ce bateau logent les organisateurs du Rallye, et l'ensemble du staff: policiers, pompiers, ainsi que l'équipage du Sao Joao

 

 

 

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Partant de Belem, nous avons contourné l'Ile de Marajo, qui est grande comme la Suisse.

D'abord sur le fleuve Para, puis sur le Xingu, et enfin, nous nous sommes faufilés dans un « furro » pour couper vers l'Amazone .

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Les « furros » sont les canaux transversaux naturels qui relient les grands « rios » entre eux. Souvent plus étroits et plus calmes ils sont les moyens de communication et d'implantation des « caboclos » , les habitants du fleuve, dans cette région pratiquement sans axes terrestres.

 

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Parmis les escales on trouve Boa Vista, Breves,Porto do Moz, Almerim, qui sont des comptoirs le long du fleuve qui organisent les échanges des communautés de leur régions.

Dans la première partie du voyage , sur l'ile Marajo, c'est l'exploitation du bois qui domine. Cette exploitation  « officielle » est en déclin, mais les coupes illégales sont encore nombreuses.

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Dans les furros, les caboclos sont cultivateurs et pêcheurs, leur maisons sur pilotis au bord de l'eau semblent très adaptées, les habitants on l'air paisibles, gais et en bonne santé. Mais l'eau et ses différences de niveau entre la saison sèche et la saison humide empêche toute culture permanente.

 

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Plus haut sur le fleuve on entre dans le domaine de l'élevage avec principalement deux races, d'abord les buffles qui nagent et accommodent de plaines inondées et les zébus , qui préfèrent les prairies plus sèches.

 

 

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Le fromage local,genre mozarella  est excellent et vendus à l'arrivée des bateaux.

 

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Dans la region de Santarem, c'est le domaine du soja, transgenique bien sur , dont les Brésil est le premier producteur au monde

 

Nous avons atteint Alter do Chao, après un mois de navigation contre le courant.

Les plages de sable blanc y sont baignées par les eaux claires du rio Tapajos

 

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Empruntant les bateaux locaux nous avons été à la rencontre des communautés indiennes qui ont choisi de garder un mode de vie traditionnel, mais en beneficiant toutefois de l'education et des soins médicaux de notre siècle.

 

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Jean-Marie nous rejoins donc et nous prenons le chemin de la descente du fleuve et nous atteignons Afua , à l'embouchure après une semaine de navigation

 

 

 



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Par Pierre
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 12:18

Après 4 jours de navigation nous atteignons l’entrée de l’Amazone.


 

Millenium fait de nouveaux ravages


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Nous atteignons Soure , capitale de l’ile de Marajo.


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L' Île de Marajó est situé entre les embouchures des fleuves Amazone et Tocantins. Elle est considérée comme le plus grand territoire au monde entouré d'eau douce et plus grande île deltaïque du monde. L'île possède une faune riche et variée. La faune autochtone comprend de nombreux oiseaux. L'avifaune est comme partout en Amérique du sud, très richement représentée par des éperviers, des perroquets, des flamants, toute sorte d' échassiers. Les ibis rouges sont renommés et constituent le symbole de l'île.

 

Laurence nous rejoins le Lundi matin avec son petit avion.


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Nous logeons à l’hotel, ce qui est ma foi bien agréable

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Les journées se passent entre ballades et plage, qui sont en fait des plages d’eau douce…

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On mange  beaucoup de poisson d’eau douce et de crabes « toc-toc » , le bruit que fait le petit marteau de bois sur la planche.

Les buffles sont partout et aussi dans notre assiette.

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Nicole et Michel nous quittent pour Belem

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Nic, le « tour operator » local nous invite à une tournée en buggy , qui se termine chez le mécanicien

 

L’ambiance est calme et paisible,

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 de temps en temps une averse vient rafraichir la température, mais elles durent peu, les gamins dans la rue n’interrompent meme pas leur match de foot

 

Départ pour Belem prévu le Dimanche 28

 

Par Pierre
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